Un coaching n’est pas une psychothérapie

Si le coaching peut avoir des effets extrêmement positifs, son action, ses méthodes, son timing, la formation et les outils mis en œuvre… en font un métier très différent de celui du psychothérapeute ou du psychologue.

Ecouter est un art

1.- Le coaching peut avoir un effet psychothérapeutique, en conséquence des nombreux résultats positifs et concrets qu’il permet d’obtenir :

  • Reprendre confiance en soi, préciser ses objectifs grâce aux outils du coaching… tout cela va dans le bon sens et peut permettre d’amorcer une boucle de rétroaction positive et de libérer des énergies constructives.
  • Reprendre sa vie en mains, réussir un concours ou un entretien,  présentent un intérêt indéniable du point de vue de la cohérence personnelle.
  • Mieux connaître les tenants et aboutissants de son parcours, ses moments-clefs, ses atouts et ses points faibles, permet sans aucun doute possible de mieux cerner ce qui est important pour soi, de mieux se connaître à travers une meilleure connaissance de ses capacités et spécificités personnelles (« valeur ajoutée »)

2.- De nombreux éléments diffèrent, parmi lesquels :

  • La formation des praticiens, donc les connaissances de référence
  • La pratique du coaching, qui est l’aboutissement d’une formation spécifique et n’a rien à voir avec celle d’un psychologue. On se s’improvise pas plus coach que l’on ne s’improvise psychologue ou psychothérapeute.
  • Les « outils » employés, leur mise en application
  • Le timing des rendez-vous
  • Les objectifs, donc les résultats obtenus…

3.- Il existe cependant un point commun entre ces deux métiers.

La relation à la personne qui vient consulter se fait en face à face et repose sur de nombreux échanges verbaux. Pour cette raison, la pratique est marquée du sceau du praticien, son parcours, son expérience.

De même qu’un psychologue peut se spécialiser dans tel ou tel type de clientèle (adolescents, adultes, problématiques familiales etc.), un coach peut se spécialiser dans un domaine (par exemple un secteur d’activité, ou l’exercice auprès d’entreprises ou de particuliers, de jeunes diplômés ou d’étudiants, etc.).

4.- Des différences de fond…

Le coach ne s’attache pas à comprendre l’origine familiale ou précoce de la difficulté rencontrée par le consultant, ce qui est le rôle du psychothérapeute ou du psychanalyste.

Le coach travaille sur l’observation de faits concrets, envisagés objectivement, en fonction d’objectifs précis.

Il s’attache, à partir d’un bilan du présent centré sur un ou plusieurs objectifs, à en dégager un projet.

Le travail du psychologue ou du psychothérapeute cherche avant tout à remonter à l’origine des difficultés du consultant dans son passé ou son enfance, ses parents ou sa fratrie. L’objectif de ce travail de longue haleine n’est pas explicitement formulé car il est du ressort du praticien, et le travail repose sur un vécu subjectif exprimé. C’est un traitement, qui peut durer plusieurs années et dont l’arrêt, s’il est choisi par le patient, repose sur un vécu et un ressenti.

En coaching, il s’agit de construire l’avenir à partir des compétences, qualités, aptitudes, expériences, capacités et réalisations concrètes… qui ont construit le consultant. Ceci à partir d’objectifs explicites, ceux-là même qui motivent pour le consultant la démarche de faire appel au coach.
Une fois les objectifs atteints, le coaching est terminé.